Pratique sportive

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Et si l'activité physique était remboursée par la Sécurité Sociale ?

Publié par Pratique sportive sur 6 Novembre 2012, 19:09pm

Catégories : #Santé

medecin zoomAu cours de cette année 2012, le projet d'un possible remboursement de l'activité physique par la Sécurité Sociale a bien avancé au point que depuis le lundi 05 novembre 2012, la Ville de Strasbourg, aidées de nombreux partenaires, a réalisé une expérimentation très intéressante (http://www.lemonde.fr/sport/article/2012/11/06/malade-faites-du-sport_1786252_3242.html).

 

 

En effet, la ville s'est associée pour pouvoir assurer le remboursement d'activité physique prescrite par une 50e de médecin.

 

Le système fonctionne sous forme de coupon sport-santé remis sur présentation d’une ordonnance.

 

Bien sûr, il ne s'agit pas de rembourser toutes les personnes qui ont ou auront une activité physique. Il ne s'agit pas non plus d'une mesure visant à "bouger" celles et ceux qui ont quelques kilos en trop.

Pour pouvoir se voir rembourser l'activité physique, il faut avoir une pathologie chronique comme du diabète, de l'hypertension ou des problèmes cardio-vasculaires, par exemple.

 

En effet, des études françaises et d'autres grandes études internationales ont démontré que l'activité physique régulière permet de diminuer le recours aux médicaments, ce qui est très intéressant pour un pays comme la France, champion dans l’utilisation des médicaments.

 

Prenons l'exemple, d'une personne sédentaire de 40 ans qui découvre avoir des problèmes de cholestérol et d'hypertension artérielle.

Son médecin traitant prescrivait jusque là des cachets, à prendre à vie, et recommandait un régime alimentaire différent et parfois de l'activité physique.

Sachant que dans la majorité des cas, ni le régime, ni l'activité physique n’étaient réalisés, la dose et la dépendance aux cachets augmentaient avec l'avancée en âge.

Ces médicaments, comme tous médicaments, possèdent des effets secondaires mais ne se limitent qu'à la cible pour laquelle ils sont conçus.

 

Si l'activité physique n'est pas le remède miracle, il a été prouvé que celle-ci ne permet pas uniquement d'améliorer un paramètre physiologique mais que son action est globale sur la santé physique et mentale.

Les études épidémiologiques montrent déjà un effet bénéfique dans les cas de cancer du sein, du colon et de la prostate, des maladies cardiovasculaires, de l'hypertension, du diabète, de l'hypercholestérolémie, ...

... et en plus, la sensation de bien être augmente, diminuant les problèmes de dépression nerveuse !

 

Si l'on revient sur l'expérimentation de la ville de Strasbourg, 2 paramètres sont néanmoins à améliorer :

I- La nécessité de quantifier l'exercice.

II- L'action en prévention avant la survenue de problème.

 

I- La nécessité de quantifier l'exercice 

Si l'exercice physique n'est pas quantifié, il peut être tout aussi négatif que positif. Reprenons notre exemple de tout à l’heure à la seule différence que le patient à maintenant entre 45 et 50 ans et qu’il s’agit d’un homme.

Le médecin prescrit une activité physique. On lui conseille de reprendre une activité aérobie comme la course à pied, par exemple. Il se rend dans un centre sportif.

Il se remet à courir et se lance comme à ces 20 ans. Il constate le poids d’années d’inactivité sur ses capacités physiques, puis se résout à diminuer le rythme. Tout un coup arrive l’arrêt cardiaque et c’est la mort subite.

 

Sans aller jusqu’à cet extrême qui se produit pourtant régulièrement en France, prenons un autre exemple. Une personne veut reprendre le vélo, qu’elle n’a pas pratiqué depuis des décennies.

Elle ne remet sur son vélo, encouragée par son médecin. Tout se passe bien jusqu’au moment où arrive la chute !

Bilan, une fracture du poignet, des radios, des consultations et des médicaments mais surtout un coût pour la Sécurité Sociale bien plus important.

 

Il faut prendre en compte le fait que l’activité physique et le sport sont effectivement bénéfique mais qu’ils comprennent des risques que l’on peut contrôler et limiter.

 

Qu'aurait-il fallu faire ?

 

L’idéal est de reprendre en se basant sur certains principes fondamentaux, soit tester les capacités physiques de départ, planifier de manière à commencer doucement et à augmenter progressivement la difficulté et s’assurer des progrès de la personne.

 

Pour cela, on peut se servir des recommandations de l’American College of Sports Medicine.

1- S’entrainer de 3 à 5 jours par semaine.

2- A une intensité de 55/65% à 90% de la fréquence cardiaque maximale ou à 40/50% jusque 85% de la consommation maximale d’oxygène ou de la fréquence de réserve.

3- Pendant 20 à 60 min, d’exercices continues ou intermittents, la durée dépendant de l’intensité.

4- A partir d’exercices mobilisant de grands groupes musculaires de manière aérobie.

Des exercices sollicitant la force, l’endurance musculaire et la souplesse sont aussi recommandés.

 

II- L'action en prévention avant la survenue de problème 


Il est bien évident qu’à partir du moment où le mal est fait, même si les bienfaits existent, l’exercice ne pourra pourtant pas permettre un retour complet en arrière.  

 

Si une personne pratique après un infarctus, elle retrouvera un fort pourcentage de son potentiel cardiaque mais la nécrose est bien là !

 

Idem, une personne qui souffre de diabète de type 2 ne guérira pas grâce à l’exercice. Par contre, l’exercice permettra de régulier plus facilement sa glycémie.

 

A l’inverse, si cette activité est prescrite à une personne qui présente une vie à risque (tabac, surpoids, sédentarité, antécédent familiaux, …) alors il est possible d’éviter la survenue de telles maladies chroniques, si l’activité est suivie d’une amélioration de l’hygiène de vie. 

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lipocavitation Paris 21/11/2013 21:57

Et bien, si l'on recherchait toujours une bonne raison pour se motiver en faisant du sport, alors, cette idée serait bien appropriée!