Pratique sportive

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Comparaison biomécanique entre la marche et la course

Publié par Pratique sportive sur 12 Septembre 2012, 11:10am

Catégories : #Course à pied

Marcher, c’est « mettre un pied devant l’autre », selon la définition du Petit Larousse. Si l’homme marche ou coure, c’est pour se déplacer vers l’avant, dans un référentiel d’étude orthonormé direct, où l’axe y, orienté vers l’avant, correspond à la composante antéro-postérieur (cf tableau n°2).

 

Composante antéro postérieure (Fy)

Marche

Course

Allure

Force antéropostérieure

Caractéristiques

·       Composante de la force de réaction au sol négative : le sujet pousse vers l’arrière (action frénatrice),

·       Composante nulle : le pied est à plat au sol,

·       Composante positive : le sujet a une action vers l’avant (action propulsive) (Allard et Blanchi, 1996 ; Farley et Ferris, 1998).

Tableau n°1 : Caractéristique de la composante antéro-postérieure durant un appui de marche et de course

 

Comme tout ce qui est sur Terre, l’homme est soumis à la gravité. La composante correspondant à l’action réalisée contre la pesanteur est la composante verticale qui propulse l’individu vers le haut et amortie sa chute (cf tableau n°3). Dans notre référentiel d’étude orthonormé direct, l’axe z, orienté vers le haut, correspond à la composante verticale.

 

Composante verticale (Fz)

Marche

Course

Allure

Force verticale marche

Figure (1,25 m/s)

Force verticale course

Figure (3,8 m/s)

Caractéristiques

·       La plus importante.

·       Entre les deux pics, la composante de la force verticale chute (pied à plat au sol) (Allard et Blanchi, 1996).

Largement supérieure à celle de la marche (Allard et Blanchi, 1996 ; Farley et Ferris, 1998).

Pic 1

Contact du talon au sol

·       Pic de force passive dû au choc du contact avec le sol.

·       Correspond à la transmission des forces d’impact au système musculo-squelettique.

·       Atténué par les caractéristiques des semelles des chaussures de sport.

Pic 2

Propulsion terminale au sol

·       Au centre de la phase de contact.

·       Correspond à la fin de la décélération (absorption) et au début de l’accélération (Novacheck, 1998).

·       Représente la force de propulsion du coureur (2,5 à 2,8 fois le poids du corps pour des vitesses de course de 3 à 5 m/s) (Allard et Blanchi, 1996).

Nombre de fois le poids du corps (pic 1).

1,5 fois le poids de corps

Jusqu’à 2,5 fois supérieure à une surface molle (Allard et Blanchi, 1996).

Tableau n°2 : Caractéristique de la composante verticale durant un appui de marche et de course

 

A chaque contact du pied au sol, celui-ci est soumis à une force antéro-postérieure et à une force verticale créant une instabilité du pied au sol. La composante caractérisant le transfert d’appui afin de maintenir l’équilibre est la composante médio-latérale qui permet une adaptation du pied lors contact au sol (cf tableau n°4). Dans notre référentiel d’étude orthonormé direct, l’axe x, orienté de la gauche du sujet vers sa droite, correspond à la composante médio-latérale.

 

Composante médio latérale (Fx)

Marche

Course

Allure

Force médio marche

Force médio course

Caractéristiques

·       Au contact, le pied est vers l’intérieur : réaction latérale.

·       Pied à plat au sol, stabilité nécessaire suite au transfert de poids car l’autre jambe oscille.

·       La poussée finale provoque un nouveau transfert de poids (Allard et Blanchi, 1996).

 

Tableau n°3 : Caractéristique de la composante médio-latérale durant un appui de marche et de course

 

On constate ainsi que la composante antéro-postérieure pour la marche ou pour la course permet de freiner puis de propulser l’individu vers l’avant.

Il existe également des points communs entre la marche et la course au niveau de la composante verticale. En effet, pour ces deux allures, on constate deux pics, le premier correspondant au contact passif au sol et le second correspondant à la force nécessaire pour la propulsion. Etant donné l’augmentation de la vitesse pour la course, les valeurs enregistrées pour la course sont supérieures à celles de la marche et l’organisation temporelle et différente.

Pour la composante médio-latérale, on remarque de plus grandes différences entre la marche et la course.

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